2me Partie, no 4. — « Sacrifice au dieu des jardins. Le prêtre qui joue de la double flûte est un de ceux que Sidoine Apollinaire appelle mystæ, parce qu’ils servaient également Priape et Bacchus. Hérodote les nomme phalliphori, ou porte-priapes, parce que dans les processions ils portaient le symbole du dieu de Lampsaque. »

No 12. — « Festus dit qu’avant de mener les jeunes mariées à leurs époux on les conduisait dans un temple de Priape et on les asseyait sur son sexe proéminent. Cette médaille représente cette cérémonie. »

Lactance prétend que cette coutume était instituée afin que le dieu parût avoir la primeur des baisers de la fiancée ; mais il est probable qu’au début cette cérémonie avait un caractère symbolique, tendant à ce que la jeune femme soit rendue féconde par sa communion étroite avec le principe divin.

No 14. — Un satyre assaillant avec succès un bouc. Voir les paroles de Damœtas à Ménalque : « Ménage tes reproches. On sait de tes aventures… quand tes boucs te regardèrent de travers… et certain antre consacré aux Nymphes. Mais les Nymphes, indulgentes, en rirent. »[123]

[123] Virgile, Bucoliques, Eglogue, III, 8-9.

No 32. — « Le caractère d’Alcibiade qu’on peut aisément expliquer. Un Priape en érection devant une colonne, agacé par un papillon et un aspic. »

No 33. — « Le cheval de Troye ». Tableau vivant, scènes de luxure et poses complexes à multiples personnages[124].

[124] Veneres et Priapi uti observantur in gemmis antiquis. Naples, vers 1771 (Bib. Nat. Enfer 344).

CHAPITRE VI

Le Culte du Baiser