O Hymen ! ô Hyménée !

Vous aurez une jolie maison, pas de soucis,

Et de bonnes figues. O Hymen ! ô Hyménée !

O Hymen ! ô Hyménée !

Le fiancé en a une grande et grosse ;

La fiancée en a une bien douce[11].

[11] Aristophane, La Paix.

Avant d’entrer dans la chambre nuptiale, l’usage voulait que l’épousée mangeât un coing, fruit qui passait pour le symbole de la fécondité. Sous ces auspices d’une heureuse précision, elle allait à sa besogne de reproductrice.

A Sparte, les formalités étaient réduites à leur plus simple expression. Le mariage des filles était fixé à vingt-quatre ans, après que la période du développement corporel par la gymnastique est terminée. Le mariage est d’ailleurs imposé à tout le monde et l’Etat se fait pourvoyeur de maris et de femmes.

D’après Ermippe, cité par Athénée, il y avait à Lacédémone une grande salle obscure où l’on enfermait les jeunes filles à marier ; ensuite on y introduisait les jeunes gens qui n’avaient pas encore d’épouses ; celle que chacun prenait, sans choix, dans cette obscurité, devenait la sienne, et sans dot[12].