—Prouvez que vous dites la vérité en faisant descendre votre fils de son cheval.
—Qu'avez-vous à faire avec mon fils? Ce jeune homme a eu peur en voyant des cavaliers armés.
—Qu'il descende donc; il n'a rien à craindre.
Le vieillard alla vers son fils et lui dit de mettre pied à terre.
—Mon père, lui répondit le jeune homme, je le vois à leurs yeux qui me dévorent, ils veulent me massacrer. Donnez-leur ce que vous voudrez, mais laissez-moi me défendre.
Ayant rejoint les Kelbites, Abdallâh leur dit:
—Ce jeune homme craint pour sa vie. Prenez ma dîme et laissez-nous en paix.
—Nous n'accepterons rien de vous tant que votre fils restera à cheval.
—Il ne veut pas m'obéir, et d'ailleurs, à quoi cela vous servirait-il?
—Bien, vous vous montrez rebelle. Esclave, ce qu'il faut pour écrire! Nos affaires sont terminées ici. Nous allons écrire au commandeur des croyants qu'Abdallâh, petit-fils d'Oyaina, nous a empêchés de remplir notre mission auprès des Beni-Fazâra.