Épanche sur le monde sa candeur et sa grâce :

La lumière se trouble et s’enfuit dans l’espace,

Un frisson lent descend dans la chair de la terre,

Les arbres sont pareils à des anges en prière.

Oh ! reste, heure dernière ! Restez, fleurs de la vie !

Ouvrez vos beaux yeux bleus déjà presque endormis…

Heure incertaine, heure charmante et triste : les femmes

Laissent dans leurs regards voir un peu de leur âme ;

Le soir a la douceur des amours qui commencent.

O profondes amours, nobles filles de l’absence,