Sur le cou incliné le glaive tomba.
Alors le bourreau jovial et roux prit par les cheveux la tête heureuse de la plus belle, et d’un geste large il la lança dans la mer.
Les cheveux d’or, lourde étoffe, laissèrent la tête heureuse tomber lentement dans le ciel bleu, comme un don divin ; les cheveux d’or s’ouvrirent en éventail de bénédiction et le ciel bleu, pour un éclair, s’illumina d’un second soleil.
Le peuple criait, sur un mode d’amour et de pitié :
O tête la plus belle,
Que ton sang nous bénisse!
La tête doucement s’enfonça dans la mer.
II
— Seigneur, dit Amalio, c’est le peuple qui se révolte.
— Pourquoi?