[Page 65.] — Voltaire écrivait autentique.

[Page 69.] — Les affiches du Lys Rouge ont heureusement popularisé à nouveau cette orthographe.

[Page 86.]Bretèche, loge avec vues latérale et de face faisant saillie sur une façade. Le window anglais est une véritable bretèche (Viollet-Leduc, Histoire d’une maison).

[Page 135.] — Malherbe ne faisait que répéter Ramus : « Le peuple est souverain seigneur de sa langue, il la tient comme un fief de franc alleu, et n’en doit recognoissance à aulcun seigneur. L’escolle de ceste doctrine n’est point es auditoires des professeurs hébreux, grecs et latins en l’Université de Paris : elle est au Louvre, au Palais, aux Halles, en Grève, à la place Maubert. » (Cité par J. Tell, les Grammairiens français).

[Page 175.] — Les noms populaires du singe, babouin, monin, marmot, ont fourni un grand nombre de dérivés linguistiques ou métaphoriques. M. E. Rolland les signale dans le Supplément de sa Faune populaire, en ce moment sous presse (Avril 1899).

[Page 177.] — M. Max Muller (Nouvelles leçons, I, Ve leçon) montre que l’épervier et le tiercelet, délaissés comme instruments de chasse, donnèrent leurs noms à des armes à feu : l’épervier, muscatus, devint le mosquet ou mousquet ; en italien le tiercelet, terzuolo, devint un petit pistolet, terzeruolo. En anglais le sacre, saker, désigna une sorte de canon. Il semble bien qu’il faille joindre à ces exemples l’arquebuse, italien, archibuso ; le sens des arcs-buse me paraît plus probable que celui de arc creux, arco bugio.

[Page 184.] — Le brochet est appelé selon l’âge : lançon et lanceron, poignard, carreau, brochet. — Le chien de mer, pike-dog, en anglais, est l’aiguillat, en Provence. — Lucius se retrouve sans doute dans luts et lieu, noms donnés à un poisson appelé aussi colin.

[Page 190.] — La torpille a toujours son joli nom populaire dormilleuse ; on la nomme aussi tremble.

[Page 193.] — De même tous les poissons qui ne se mangent pas, ils sont généralement très laids, sont appelés par les marins, crapaud de mer, diable de mer.

[Page 290.] — Le plus ancien ouvrage de ce genre est le Dictionnaire des Epithètes, par Maurice de la Porte, 1575.