L’ancien français fanot est devenu falot.

Cangrène. Franchipane. Reine-Glaude. Cintième.

Ce sont des changements :

1o de g en c. En beaucoup de mots d’origine commune aux trois langues, le g de l’italien et de l’espagnol est représenté en français par un c. Crier : gritar, gridare ; Crèche : ital. greppia. Le g et le z italiens deviennent souvent c en français : Gabineto, cabinet ; zagrin (vénitien), chagrin. Cela se rencontre également au passage du latin au français : mergus, marcotte, anciennement margotte. Il y a un exemple de g latin devenu ch : pergamenum, parchemin.

2o de c en g. C’est le changement normal ;

AquilaAigle
CiconiaCigogne
CicalaCigale
CicutaCiguë

Nodier signale la prononciation Glaude ; tous les dictionnaires, à second, indiquent avec le mot et ses dérivés se disent segond ; secret a eu la même tendance.

3o du c dur ou q en t. Il y a des exemples du contraire : craindre vient de temere ; carquois était jadis tarquois venu du grec de Byzance, ταρκασιον (turc, turkash). Le t pour le c dur se trouve en latin : quinque, quintus, ce qui correspond à la déformation française ; taberna et caverna ; torquere, tortura, l’italien busto a donné buste et busc. En français on peut noter tabatière pour tabaquière, peut-être abricotier pour abricoquier et, plus sûrement, la forme populaire parisienne, chartutier pour charcutier, et l’argot patelin (pays), au XVIe siècle pacquelin.

Sesque. Prétexe. Esquis.

L’x latin se change volontiers en sc, sq, au lieu de s et ss. Lâcher, de laxare, est dans la Chanson de Roland sous la forme lasquer ; myxa a donné mesche, devenu mèche.