AffiblareAffubler
SibilareSubler[120]
FimariumFumier
PiperataPurée
Casibula
Casib’la
Chasuble
ZizyphumJujube

[120] En bourguignon. Ce « biau marle qui subloit tant haut ». Le Pédant Joüé.

Ce dernier mot est à lui tout seul la justification de nos deux monstres modernes.

Lévier.

Évier rappelle le lointain moment de la langue où aqua était devenu eve. Dunn, dans son Glossaire canadien, cite la forme agglutinée lévier (pour l’évier) comme champenoise ; au Canada on dit aussi lavier et même lavoir. L’agglutination de l’article s’est faite sous l’influence de ce dernier mot. Cette corruption curieuse est aujourd’hui répandue à Paris, où le peuple dit le lévier. Elle est, on le sait, tout à fait dans les habitudes de la langue[121].

[121] Voir pages [93] et [183].

Pariure.

Excellent mot qui a plusieurs analogues dans la langue. Pariure, pour pari, est tout aussi légitime que parure ou que le vieux français parléure, malheureusement perdu sans compensation. Il y a cinq ou six cents mots en ure dans le dictionnaire ; de quel droit les grammairiens veulent-ils condamner pariure quand ils respectent reliure, sciure, pliure et même chiure de mouches ?

Mairerie. Seigneurerie. Chrétienneté.

Ne dites pas… Sans doute, mais si nous disions : sucrie, trésorie, verrie, serrurie, que diraient les grammairiens ? Là encore le peuple a raison ; le suffixe est bien rie et non ie : toile-rie, tapisse-rie, tanne-rie, poudre-rie, maire-rie[122].