« M. R. Quinton a été amené, au cours de ses travaux, à reconnaître que l’ensemble de tous les êtres vivants se divise en deux grandes séries physiologiques, qui correspondent exactement aux deux séries anatomiques : Invertébrés et Vertébrés. — La première et inférieure (Invertébrés) toujours en équilibre au milieu, subissant toutes les conditions extérieures si défavorables qu’elles soient ; la seconde et la plus élevée (Vertébrés) n’acceptant pas ces conditions, réagissant contre elles, toujours en déséquilibre avec le milieu, maintenant intérieurement la concentration saline des origines en face des mers qui se concentrent davantage ou des eaux douces qui se dessalent, maintenant encore la température des origines en face du milieu terrestre qui se refroidit, mentant au milieu, en définitive, pour maintenir ses conditions de vie optimes. Le mensonge dont nous parlons n’est que la forme psychologique de cette réaction du Vertébré contre l’hostilité du milieu. »
Les termes obscurs de cette note (concentration saline, température des origines) sont expliqués dans le livre publié par M. Quinton, l’Eau de mer milieu organique.
TROISIÈME PARTIE
L’IDÉALISME
PRÉFACE
POUR LA IIIe ET LA IVe PARTIES
On réimprime ici, parce que l’édition vient de s’épuiser, le petit volume intitulé avec une naïveté, qui n’était pas aussi ambitieuse qu’on pourrait le croire, l’Idéalisme.
Depuis dix ans les idées de l’auteur se sont modifiées sur plus d’un point. Vivre, c’est changer. Il espère que, pour lui, avoir vécu signifie, à cette heure, avoir grandi en sagesse et en scepticisme, — et il ne redoute pas les curieux qui voudraient opposer sa pensée d’hier à sa pensée d’aujourd’hui.
Plusieurs morceaux de la IVe partie sont également anciens ; cet avertissement leur est applicable.
Décembre 1901.
NOTICE
Ces articles furent imprimés, le dernier printemps, en diverses revues qui voulurent bien me laisser dire : les Entretiens, la Revue Blanche, les Essais d’Art libre, l’Ermitage, le Livre d’Art.