—Il faut savoir tout, répondit Diomède, pour pouvoir nier tout. Toutes les sciences se contredisent et toutes les croyances s'accumulent. Ah! tout! toutes les sensations, toutes les notions, tous les songes! Tout, et écraser tout et en faire une poussière et la jeter au vent! Devenir un petit être neuf qui boit la vie avec naïveté!

—Vous êtes loin d'un pareil état, Diomède.

—Je suis mon chemin. Je sais quelle serait ma réalisation.

—Quelle?

—L'ignorance totale, l'indifférence totale, l'indulgence totale...

—Eh bien, reprit Pascase, en souriant, soyez indulgent, un peu. Je vais me marier.

—C'est très social.

—Vous me méprisez-?

—A peine. Subissez la vie. Moi aussi, je subis la vie. Qui épousez-vous?

—Christine.