—Ah!

—Oui. Comme je sais, par Tanche, par d'autres, que vous aimez Mademoiselle Néobelle de Sina, je n'ai eu aucun scrupule. D'ailleurs, vous vous êtes vanté. Jamais Christine n'est venue chez vous. Elle me l'a juré. Elle ne vous connaît que de nom et de visage, et de sourire, peut-être...

—Inexprimable confusion, admirable songe! Souvenez-vous donc de l'odeur des roses.

—Nervosité.

—Et c'est la même? Ma Christine, à moi?

—Oui, celle dont vous parliez comme d'une idéale amante, celle qui hantait votre ennui,—mais qui n'a jamais franchi votre seuil.

—Rêve incarné! Elle est blonde, elle est svelte, elle est souriante et taciturne?

—Elle est tout cela.

—Elle existe?

—Pascase, vous me volez mes songes! Vous dévalisez ma tête! Ou bien avez-vous le pouvoir d'évoquer charnellement les créations de mon esprit? Christine, rôdeur des roses, l'éventail.... Vous réalisez ce que je pense, vous donnez la forme humaine aux imaginations fluidiques de mes nerfs...