—Tiens, voilà mes mains, Dio!

Et avec la conscience de sa candeur vraie, Néobelle, arrachant ses gants, tendit ses deux mains pâles aux lèvres de Diomède.

Excité par son discours, ému par la beauté de cette chaste fille, si ardemment femme et si froide: ment vierge, il baisa les mains offertes avec plus d'amour que jamais encore aucune autre chair.

*

Néobelle le regardait avec des yeux passionnés mais calmes:

—Aimes-tu ma chair, Dio?

—Néo, je t'aime toute!

Debout et penché sur elle, Diomède cherchait ses lèvres. Elle les refusa et se leva:

—Non, pas les lèvres! Les lèvres donnent; je ne veux pas donner...

Et résistant aux efforts de Diomède elle répétait: