«Cyrène en est à l'excitation du mot sale... Je la plains... Enfin, c'est de son âge.»

Puis encore:

«Décidément, les amours des autres, c'est bien peu intéressant.»


[XII]

L'ODEUR.

Cette odeur de lavande et de noix
que le contact du mâle n'a pas encore
troublée.

Diomède se réveilla dans le soleil et, avant toute réflexion, se sentit heureux. Il faisait chaud; les rideaux souriaient aux vitres claires; il se leva, marcha tout nu. Des fleurs,'en une jardinière, s'épanouissaient avec naïveté; les plantes vertes se dilataient, inclinant au bout de leurs hampes des ombelles plus larges.

Longtemps il s'amusa à vivre ainsi, libre et attentif, dans la paix bourdonnante du matin printanier. Ayant ouvert une fenêtre qui donnait sur rien, sur des cimes d'arbres, sur le ciel, il se dressa divinement fier au seuil de la nature rénovée.

Puis, son état de nudité l'inclinant à des pensées sexuelles, il comprit la cause de sa joie, courut à ses vêtements, ouvrit avec hâte la lettre parfumée encore d'une odeur de chair; il la lut debout, parmi les fleurs et les feuillages qui lui frôlaient la peau.