—Je ne veux pas, dit Rose, qui s'était approchée, que l'on touche à mes arbres.
—Elle a raison, dit M. des Boys.
—Arracher des lilas, reprit Rose, arracher des rosiers!...
—Mais, Mademoiselle, je vous mettrai à la place des fleurs plus belles.
—Les plus belles fleurs sont celles que j'aime le plus.
Elle cueillit une rose rouge et la porta à ses lèvres, la baisant comme une chose sacrée et adorée.
M. des Boys regardait sa fille avec étonnement.
—Eh bien, monsieur Encoignard, il faudra faire ce qu'elle veut. Hervart, qu'en pensez-vous?
—Je pense qu'il faut peigner la nature le moins possible. Je pense aussi qu'il faut aimer les plantes du pays où l'on vit. Elles seules s'harmonisent avec le ciel, avec les cultures, avec la couleur des rivières, des chemins et des toits.
—C'est juste, dit M. des Boys.