Sitôt que les massifs les dissimulèrent, Rose, sans mot dire, prit M. Hervart par les épaules et lui offrit ses lèvres. Ce fut un long baiser. Xavier serrait la jeune fille dans ses bras et lentement, avec une tendresse où il y avait beaucoup de science, il aspirait son âme, son haleine et aussi un peu de salive.
Quand il releva la tête, à bout de respiration, il était confus:
«J'ai donné un baiser d'amant et on me demandait un baiser d'amoureux. Que va-t-elle penser de moi?»
Rose inspectait déjà la table rustique. Quand M. Hervart la rejoignit, elle l'accueillit avec un sourire très doux.
«C'est donc cela qu'elle désirait?» se demanda M. Hervart.
—Rose, dit-il tout haut, je vous aime, je vous aime!
—Je l'espère bien, répondit-elle.
—Oh! que je voudrais être seul avec vous, en ce moment!
—Pas moi! J'aurais peur.
Cette réponse fit longuement réfléchir M. Hervart: