L'obscurité fit que Rose accueillit encore plus volontiers les caresses de son ami. Elle les attendait. Evidemment cette chose, qui avait paru si hardie à M. Hervart, lui semblait déjà toute naturelle....
«Bien plus naturelle peut-être que de me laisser loucher sa gorge ou l'envers de son épaule....»
M. Hervart osa donc demander davantage....
—Rose! Rose!
Mais la main de la jeune fille recula. Rose, en étouffant un cri, se leva et dit:
—Rentrons.
Elle ajouta, l'instant d'après:
—C'est mal, Xavier, c'est mal. Respectez-moi.
«Quelle logique! se disait M. Hervart. «Respectez-moi!» Mais en effet, j'ai eu tort. C'est avec les jeunes filles surtout qu'il faut commencer par la fin.»
Le lendemain, ils se rencontrèrent de très bonne heure, et Rose, ne voulant rien entendre, ni même accorder un baiser amical, prononça l'arrêt qu'elle avait médité: