Marie-Anne se tourna vers elle. Son regard chercha le berceau.
—Apporte-moi mon fils! dit-elle.
Et quand elle l'eut dans les bras, pressant le petit sur sa joue:
—O le bien-aimé! s'écria-t-elle, ton père est vivant!
Elle découvrit son sein, et se pencha pour nourrir le nouveau Sullian.
Et comme Guen s'était retiré, comme elle demeurait seule avec Corentine immobile près du lit, elle entendit une voix toute basse qui disait:
—Ma sœur, j'irai retrouver Guillaume. Prie pour moi!
Dix minutes après, Marie-Anne, à demi redressée, contemplait son fils endormi sur le drap blanc.
Tout à côté, assise, brisée de fatigue et pourtant résolue, la grande sœur l'écoutait docilement, elle, la plus jeune et l'ignorante, qui disait: