Il n’accepta point de siège. Il se promena pesamment dans la pièce. Il avait le menton rasé, le teint d’un fruit superbe qui garde, sous la peau, des rayons de soleil, les moustaches jaunies du fumeur, des favoris d’un blanc immaculé, un ventre bedonnant sur des jarrets d’acier.
Il se tourna soudain vers Prosper et dit:
—Mais vous êtes fou, mon garçon!
Les Quinqueton s’affaissèrent. Une demi-minute s’écoula. M. Potu dit:
—Sacrédié!
Puis on sentit qu’il allait parler; mais il préférait encore recourir à son juron, qu’il répéta avec des intonations énergiques signifiant sa colère et le regret qu’il avait de ce qui arrivait.
—Sacrédié de sacrédié de sacrédié!...
C’était le mot qui ouvrait l’écluse; le flot s’épancha.
M. Potu croisa les bras et s’adressa à Prosper:
—Alors, vous êtes sérieusement journaliste?