—Ça colle...

Et, durant les soirs orageux du mois d’août, cette année-là comme les précédentes, madame Dieulafait d’Oudart et son vieux père espérèrent la fraîcheur, sur la petite cour de la rue Férou, quand l’Angelus répandait ses vibrations mélancoliques sur Paris, quand les séminaristes rythmaient si bien leur prière, quand mouraient un à un les bruits des petits ménages, et quand, dans le silence, enfin, résonnait l’accord du piano... Alex était en Poitou. Alex ne revenait pas du Poitou: les conseils de Thurageau, sans doute!... Il prenait son temps pour s’en imprégner. Mais la mère osait dire:

—Espérons aussi qu’il se distrait!...

Le notaire écrivait:

«... Il ne s’ennuie pas, je vous le garantis...»

Un jour, le notaire osa dire:

«On ne s’ennuie pas avec lui...»

Mais cela avait-il le sens qu’on y pouvait entendre? On épilogua fort, là-dessus, rue Férou, le soir, et au Jardin du Luxembourg, et l’on n’en put tirer aucune certitude. Madame d’Oudart écrivit au notaire:

«Holà! Thurageau, s’il vous plaît, n’allez pas laisser mon grand gamin commettre quelque sottise! Vous connaissez, j’espère, ma situation de fortune: qu’il s’amuse, fort bien! qu’on ne s’ennuie pas avec lui, passe encore! mais, de grâce, n’allez pas laisser naître au cœur de deux enfants des espérances irréalisables!...»

Thurageau répondit: