—Qui ça?

—Houziaux, Fleury, et compagnie...

La maman fut flattée et dit:

—Invite-les à déjeuner.

—Demain?

—Va pour demain! Je vais secouer un peu Noémie.

Houziaux et Fleury déjeunèrent. Madame d’Oudart les trouva moins bien qu’elle ne l’avait espéré d’amis intimes de son fils, mais bons garçons, en somme; enfin c’étaient des amis d’Alex. Ils fumaient comme des Suisses: madame d’Oudart marchait en agitant devant son visage un éventail, et Noémie en fermant les yeux. L’appartement fut empesté; un nuage se répandit dans la cour; une vieille dame, voisine, maugréa; une jeune femme parut, entre deux persiennes; puis des têtes de toutes les sortes se penchèrent, d’en haut, d’en bas, attirées soit par l’odeur du tabac, soit par les éclatants vocables que proféraient les trois jeunes gens.

Jusque vers quatre heures de l’après-midi, ces messieurs fumèrent, tant dans la chambre d’Alex que dans la salle à manger que Noémie, à plusieurs reprises, dut approvisionner de bière. De temps en temps, avec des façons, madame d’Oudart entr’ouvrait la porte et disait:

—Tu penses à ton travail, Alex?

Mais, craignant de froisser ses hôtes, elle ajoutait: