»Ici, j'arrête mademoiselle Toussaud:
»—Mademoiselle Toussaud: si, par hasard, cette miss Hewlett voulait permuter avec miss Lawler?
»—C'est une chose à voir et qui ne me paraît pas impossible, car miss Hewlett demande avant tout une maison calme et comme il faut.
»—Comment! une maison comme il faut? Mais est-ce que par hasard la maison d'où elle veut sortir?...»
»A ce seul doute émis par moi, mademoiselle Toussaud me regarde avec toute la franchise de son honnête et heureuse figure; et fait avec indignation:
»—Oh! la princesse...»
»Et la voilà qui éclate d'un fou rire à l'idée que j'aie pu concevoir un soupçon sur la pureté de la princesse ou de sa maison. La bonne mademoiselle Toussaud!
»—Mais, lui dis-je, et la princesse, j'espère au moins qu'elle n'est pas mécontente de miss Hewlett? Vous comprenez, chez ces gens-là, je n'irai pas m'informer moi-même; je dois m'en rapporter à vous.
»—Mécontente de miss Hewlett, la princesse! Mais, madame, la princesse adore miss Hewlett, tout le monde d'ailleurs adore miss Hewlett; le vieux duc, qui ne peut pas supporter qu'on parle une langue étrangère devant lui, est entiché d'elle; quant au jeune comte, son élève, si vous le voyiez avec sa gouvernante, c'est touchant! Elle seule parvient à le faire travailler:
»—Ah! dis-je à mademoiselle Toussaud, puisse-t-elle avoir le même ascendant sur ce paresseux de Charles!»