— Henri ! Henri ! vous partez ?
Je remontai quatre marches pour la saluer. J’étais heureux qu’elle me retînt. Quand je fus près d’elle, elle posa sa main près de sa bouche, pour parler bas, et moi je souriais niaisement parce qu’elle s’apprêtait à ne parler qu’à moi seul. Elle me dit, pour moi seul en effet :
— Qui est-ce, dites, le lancier avec le plastron jaune ?… il vous connaît ; nous avons parlé de vous tout le temps !…
— Il se nomme Claude Gérard.
— Je le sais, parbleu ? On me l’a présenté, peut-être ! mais qui est-ce ?
— C’est un joli garçon !
— Vous faites exprès de me faire enrager. D’ailleurs, ce que je vous demande là, je m’en moque, vous pensez !… Alors, vous vous en allez, Henri ?
— Oui.
— Allons vous n’êtes pas gentil !
Je lui dis adieu : je descendis quelques marches ; mais elle demeurait penchée sur l’escalier. Je pouvais bien croire qu’elle était fâchée de me voir si tôt partir. Alors je me retournai vers elle et lui souris encore aussi niaisement que la première fois. Tout à coup, je sentis comme un démon qui m’obligea de dire à Bernerette :