— Comment ça fait-il doute ?
— Ah ! voilà. Ecoute-moi. Cette femme sait que son mari n’admettra pas d’endosser la paternité d’un enfant qui n’est pas de lui.
— Un peu naïf. Mais enfin, on trouve encore des gens comme ça. Alors, on divorce.
— Elle appartient à une famille qui n’admet pas le divorce.
— A pas de chance, la dame. Mais aussi, elle est une cruche…
— Comment ça ?
— Ça saute aux yeux. Elle aurait bien pu, voyons, se comporter avec son mari, dès son retour, de façon à lui faire croire, après, qu’il était enfin père.
— Mais si elle avait perdu l’habitude de… de se comporter de cette façon ? Ça arrive.
— Alors, ça légitime tout. Elle a bien fait de se… comporter comme ça avec un autre.
— Elle a bien fait ; là n’est pas la question. Il reste qu’elle rapporte avec elle les conséquences — peut-être voulues par elle — de s’être comportée avec un autre que son mari ; deuxièmement, que son mari ne les accepte pas ; troisièmement, qu’elle ne peut pas se séparer de son mari. Situation épineuse.