Si j’éclaire le fond de ta conscience, comme tu vas souffrir !
Cependant il faut bien que tu saches à qui tu appartiens…
Ta droiture est trop grande pour que tu ne croies pas m’appartenir, t’étant donnée à moi librement, ayant, sans doute, jusqu’à un certain point, répudié l’autre… Tu ne le sais pas, mais il y a quelque chose de plus fort que ta droiture, et c’est cela qui te rive à l’autre. J’ai mis beaucoup de temps à m’en apercevoir, moi qui te regarde : tu prendras ton temps et tu t’en apercevras, pauvre femme !… Tantôt, je t’ai embrassée d’une façon nouvelle, — l’as-tu remarqué ? — avec de la pitié.
Petit détail ; je t’ai demandé :
— Avez-vous songé enfin à aller chez l’avoué ?
Tu as rougi !… Tu as rougi devant moi de ne plus vouloir te séparer de ton mari ! Voilà ton embarras qui commence. J’abrégerai cela.
10 mars.
Elle ne pense qu’à ceci, que son mari est malheureux.
Pons a eu l’audace de se présenter rue du Bouquet-d’Auteuil, chez sa belle-mère. Madame Delaunay ne l’a pas reçu. J’ai dit à madame Delaunay :
— Vous avez eu tort : votre fille sera émue de l’affront qu’il a subi à votre porte et elle lui fournira quelque compensation.