| R. Chudeau. — Sahara Soudanais. | Pl. XXXIV. |
Cliché Pasquier
65. — CHALANDS SUR LE NIGER. RÉGION DE GAO.
La rive droite, qui forme le fond, ne présente pas de relief.
Cliché Posth
66. — LA VALLÉE DU NIGER ET LE VILLAGE DES TIRAILLEURS, VUS DU POSTE DE BOUREM.
On voit nettement les divagations du fleuve.
Dans son cours moyen ([fig. 65,] p. 175), dans le bassin de Tombouctou, le fleuve semble ne pas avoir de passé ; c’est à peine même s’il a un présent. Il s’étale en marécages immenses et s’égare en d’innombrables marigots qui, dans la région lacustre surtout, forment un absurde réseau ; à certaines saisons, dans quelques-unes de ses branches, il lui arrive de refluer sur lui-même. Dans tout ce bief, long de plus de 800 kilomètres, la pente est nulle et l’eau s’écoule à peine. Au mois d’août, en pleine crue, sa vitesse ne dépasse pas 6 kilomètres à l’heure : c’est la vitesse du Rhône en temps ordinaire, vitesse qui est souvent triplée (18 km.) en temps de crue. Quelques photographies, en particulier celle de la planche XXXIV ([phot. 66]), montreront combien le cours du Niger est mal défini.