Complétant l’analogie avec ce que l’on observe dans le Nord, des grès horizontaux, reposant en discordance sur les terrains cristallins, forment d’importantes séries de plateaux.

Fig. 10. — Grès de Hombori. Pic de Botha (20 km. N.-E. de Douentza).

(D’après Desplagnes, Le Plateau Nigérien, p. 8.)

Un premier groupe, qui semble très homogène, s’étend du Gourma jusqu’à Hombori et Bandiagara, en passant par le nord de la Gold Coast. Les grès qui les forment sont à ciment siliceux, souvent recouverts d’une patine foncée ; leur puissance peut atteindre 500 à 600 mètres. Bien qu’horizontaux dans l’ensemble, ils ont subi quelques accidents tectoniques et sont parfois, localement, presque verticaux. L’érosion les a profondément découpés et Barth a dès longtemps figuré quelques-uns des aspects les plus pittoresques qu’ils présentent ; les croquis ci-joints (fig. [9,] [10] et [11]), empruntés à Desplagnes et à Hubert, donnent une idée de leur allure, en même temps qu’ils préciseront l’identité des paysages dans le Gourma et le Hombori.

Dans le bassin du Chari, Lœffler, Bruel et Courtet[14] ont rencontré des grès turriformes en général horizontaux, à peine métamorphiques et qui semblent bien analogues à ceux du Gourma et de Bandiagara.

La coupe ci-jointe ([fig. 12]) que Courtet a relevée aux environs de N’dellé, et qu’il a bien voulu me communiquer, précise assez bien leur allure. Les parties basses du pays forment une pénéplaine où l’on trouve des granites et des gneiss glanduleux, dessinant une chaîne de mamelons peu élevés, nord-ouest sud-est ; sur l’un d’entre eux est établi le fort français ; puis viennent des quartzites souvent micacées passant parfois aux micaschistes. Ces quartzites sont presque verticales ; elles semblent appartenir à un pli en éventail.

Fig. 11. — Mont Tombori, près Douentza.

(D’après Desplagnes, p. 6.)