Probablement la même coulée qu’au plateau d’Hadrian ([fig. 19]) et au Telaouas, à 25 kilomètres au nord.

A quelques kilomètres au sud de Tamanr’asset, sur le piste qui conduit à l’Adjellela, quelques petits oueds, affluents de l’Ezerzi, ont une vallée assez encaissée ; on voit cependant par places des débris d’alluvions quaternaires qui, à partir du lit du ruisseau, donnent la coupe suivante (de bas en haut) :

1o Graviers et cailloux, 1 m. 60.

2o Tufs volcaniques, 1 mètre.

3o Éboulis des pentes.

La période d’activité volcanique a persisté longtemps autour de l’Haggar’en ; elle n’a cessé qu’assez récemment et il n’est peut-être pas déraisonnable de placer son début au Miocène.

Tous les itinéraires autour de l’Ahaggar mentionnent de nombreuses coulées de laves ; sur la Coudia, Guilho-Lohan et Motylinski en signalent à plusieurs reprises. Enfin beaucoup plus à l’est, Foureau a recueilli des téphrites et des limburgites provenant vraisemblablement du Télout[178] (cf. [Esquisse géologique]).

Fig. 73. — Montagne d’Aoudéras. Aïr.

Cinérites et coulées basaltiques. — Aoudéras est à la cote 800 mètres, le sommet de la montagne à la cote 1400.