Une fois arrivé sur le plateau, la marche entre les gours est en général facile ; les vallées y sont le plus souvent assez larges ; il y a cependant à noter quelques ravins étroits dont la traversée demande des précautions : il faut mettre pied à terre. D’après Voinot, entre Tazerouk et Aïtoklane, le dessus du plateau est extrêmement tourmenté ; c’est une véritable chebka où les sentiers, peu nombreux, sont d’un abord difficile.
Le plateau de la Coudia est assez dénudé ; en tous cas les arbres y sont très rares ; Motylinski mentionne près d’In Djeran le premier arbre, un djedari (Rhus oxyacanta ?), qu’il ait vu depuis l’Ilamane, situé à une trentaine de kilomètres à l’ouest.
Fig. 16. — Essai de schéma du Massif Central saharien.
Duveyrier avait déjà indiqué l’existence d’eau courante sur la Coudia ; Motylinski confirme cette indication, et mentionne une cascade ; la haute vallée de l’Igharghar contient également quelques ruisseaux et Voinot y signale même un marécage difficilement abordable à Inikeren [l. c., p. 112].
| R. Chudeau. — Sahara Soudanais. | Pl. IV. |
Cliché Laperrine
7. — AHAGGAR. UN CONFLUENT PRÈS D’IN AMDJEL.
Prairie de diss. Quelques arbres dans le lit des oueds.