Fig. 30. — Damergou. Coupe de Djadjidouna à Béréré.
1, Grès rouge ; 2, Argiles gypsifères ; 3, Calcaires à huîtres et ammonites ; 4, Argiles gypsifères ; 5, Latérite ; q, Vallée d’un petit affluent du Goulbi n’Kaba ; d, Dunes mortes.
L’une de ces collines, située au nord de Sabankafi, a un relief plus marqué que les autres ; il est possible qu’elle contienne des niveaux plus élevés. Je n’ai pu la voir que de loin.
L’existence, au nord de la mare de Tarka, de nombreux débris de latérite permet de suivre avec quelque certitude vers l’ouest l’ancienne extension du Turonien. Parmi ces latérites de Tarka se trouvent de véritables minerais de fer, constitués par des oolithes de limonite avec ciment de sidérose (carbonate de fer), identiques à ceux qu’exploitent encore maintenant les forgerons du Damergou.
Pour une raison purement stratigraphique, j’ai rattaché au Crétacé supérieur des niveaux gréseux qui forment les plateaux du Koutous et de l’Alakhos, au nord de Gouré, plateaux superposés au Tegama comme le sont les collines d’argile du Damergou ([Planche de coupes] hors texte, fig. VI).
Ces grès, puissants d’une centaine de mètres, sont parfois gris, plus souvent roses ou violets ; ils sont habituellement de grain assez fin, quoique partout on y trouve intercalés quelques bancs de graviers ou de galets. La stratification y est souvent entrecroisée, témoignant ainsi de courants rapides. Tous sont tendres et mal cimentés.
Ces grès, suivant la région où on les examine, présentent quelques différences de détail ; dans le sud, du côté de Kellé surtout, ils sont plus grossiers ; les débris de quartz et de quartzite, de la grosseur d’une noix, n’y sont pas rares, non plus que les poudingues à galets parfois gros comme le poing. J’ai pu examiner d’assez près un assez grand nombre de ces galets, qui disparaissent vers le nord : tous proviennent de l’Archéen ou du Silurien, aucun ne m’a paru attribuable aux granites alcalins de Zinder ou du Mounio, ce qui donne une indication sur l’âge de ces derniers, et rend probable l’existence de massifs anciens, analogues à celui d’Alberkaram, à proximité du Koutous. Le grand développement des ergs de la région cache presque partout le véritable sol et empêche de bien voir.
Fig. 31. — Bord du massif d’Alberkaram. 30 kilomètres au nord de Zinder.
A, Quartzites ; B, Roche très altérée, feldspathique ; C, Grès tendre. Continuation de la plaine du Tegama ; 1, Arkose et poudingues à galets de 4 à 5 cm. ; 2, Grès fins en bancs bien lités ; 3, Grès fins.