Au premier plan, place du marché.

Quelques bandes de terrain, très allongées du nord au sud, et larges de l’est à l’ouest de 70 à 80 kilomètres, manquent d’eau ; elles sont désignées sur plusieurs cartes par le nom d’Azaoua. On trouve pour d’autres régions désertes ou tout au moins privées d’eau, les noms d’Azaouad, d’Azaouak, d’Ahaouak. La langue touareg présente au moins quatre dialectes, celui des Kel Ahaggar, celui des Kel Oui, celui des Ifor’as et celui des Oulimminden ; le premier seul est bien connu. Dans le dialecte des Kel Ahaggar, Azaoua est le nom d’un arbre, le tamarix, qui, sauf dans la région du Tchad, manque au Soudan. Il est donc possible que le mot Azaoua soit inexact : ce serait plutôt Azaouad ou Azaouak, dont le sens précis est inconnu, qui conviendrait. Quoi qu’il en soit de cette question philologique, les puits et par suite les villages sont localisés dans les grandes vallées (dallols Bosso, Maouri). Il semble que ces bandes désertes ont servi de barrière à l’extension des langues sonr’ai et haoussa, mais il y a eu, je crois, quelques pénétrations réciproques : la distribution géographique de ces deux langues, au voisinage de leur frontière, serait à préciser sur place.

R. Chudeau. — Sahara Soudanais.Pl. XIV.

Cliché Posth

27. — LE DALLOL BUSSO, A YENI.

Cliché Pasquier

28. — LES RUINES DE LA MOSQUÉE DE GAO.

Les bœufs sont au milieu du cimetière musulman.