J’aime la rose de ma boutonnière, mes amis, et s’ils me demandaient encore une fois de les accompagner, je partirais avec eux.
Ils ne m’offrent rien.
Nous sortons du buffet.
Je monte dans mon wagon.
Au revoir.
Le train est parti.
La rose de ma boutonnière est tout ce qui me reste de leur amitié.
La rose de ma boutonnière est devenue, après vingt-quatre heures, une pauvre chose recroquevillée, dans un verre à dents. Aucun pardon. J’effeuille la rose comme j’ai déchiré la photo. Frères des étoiles de carton, les pétales tombent, pluie pauvre, sur les sweaters, les livres.
Des veines battent à mes tempes. L’obstination de ces cloches dans ma tête, faut-il l’appeler un glas ? Un glas comme en sut sonner, voici vingt-quatre heures, l’horloge de la gare de Lyon.