Je marcherai.

De la fraîcheur dans mes cheveux et tant de joie qu’à l’étage au-dessous on oubliera de penser.

J’ouvrirai ma chemise jusqu’à la ceinture. Autour de mon torse la brise essaiera un drôle de jeu. Chaque caresse s’imprimera en cercles de douceur. Des joies parallèles s’additionneront pour me donner la méprisante vivacité du zèbre, et, mon épiderme devenu robe de bonheur, ma poitrine s’élargira et se tendront mille petits muscles élastiques et jamais soupçonnés.

Déjà les herbes se font plus hautes.

Des fleurs touchent mes genoux.

Ma chemise glisse.

Une épaule, un bras entier s’offrent à tout ce bleu du ciel.

J’ai honte de ce qui me reste de vêtements.

Belle vengeance. Si longtemps mes habits durent mépriser le corps que je leur offrais.

J’arrache ma chemise.