Maintenant je le sens, moi dont le cœur est tel
Qu'aucun désir n'y peut demeurer long et grave,
Je garde pour vous seule un amour immortel
O beauté des jardins, indolente et suave![ [42]
Paix trompeuse, que viennent soudain traverser d'aigus, de déchirants souvenirs:
L'ombre d'un autre cœur a de plus noirs détours
Que la nuit orageuse, impénétrable et sombre;
Eclairs des faux regards, phare du faux amour
Où menez-vous l'espoir, qui se brise et qui sombre!
Le passé vit en moi ce soir, ce trop chaud soir...[ [43]