D'acquérir plus de bien
Le rend si misérable
Qu'il veut tout posséder et ne jouir de rien.
Enfin, la destinée
Par qui tout doit périr
Surprend l'âme estonnée
Qui sçait vivre à grand'peine, alors qu'il faut mourir.
Nous voudrions citer encore les strophes sur la beauté des Nymphes, sur l'Amour, sur la Jalousie…; mais il est temps de terminer cette longue étude sur l'une des œuvres principales du poëte saintongeois.
On a dû penser, en lisant les vers que nous avons cités de la pastorale de Gombauld, que l'influence de Malherbe n'avait pas été tout à fait étrangère au caractère sobre et châtié de sa poésie. Gombauld et Malherbe étaient en effet grands amis; ils se voyaient constamment à l'hôtel de Rambouillet et, parfois, ils avaient ensemble des entretiens fort savants qui roulaient sur la grammaire ou sur la versification. Pellisson nous a conservé le souvenir d'un de ces entretiens dans son Histoire de l'Académie française; et nous citerons ce passage pour montrer jusqu'à quel point le maître et le disciple poussaient la minutie de leurs discussions littéraires. L'Académie ayant eu à faire l'examen de quelques stances de Malherbe, on remarqua que dans le vers suivant: