Ce n'est pas le legs que fit au poëte la célèbre demoiselle de Gournay, lorsqu'elle mourut le 13 juin 1645, qui aurait pu assurer le pain quotidien au pauvre Gombauld. «En mourant, raconte des Réaux, elle laissa, par testament, son Ronsard à L'Estoile, comme si elle l'eust jugé seul digne de le lire, et à Gombauld, une Carte de la vieille Grèce, de Sophion, qui vaut bien cinq solts.»

Ce fut probablement vers ce temps qu'il composa cette épigramme désespérée:

Ne me respondez plus, Muses, soyez muettes!

Nostre siècle de fer m'a rendu négligent.

Les vulgaires esprits n'ayment point les poëtes,

Et tant qu'on fait des vers, on n'a guères d'argent.

Le même sentiment de sa misère lui avait déjà dicté, plusieurs années auparavant, cette épitaphe de Malherbe:

L'Apollon de nos jours, Malherbe ici repose;

Il a longtemps vécu sans beaucoup de support,

En quel siècle, passant? je n'en dis autre chose: