— Six, à 2 mille écus chacun.
— Vous voyez que je n'ai besoin que de repos. Mais il ne faut pas manquer une aussi jolie somme: Vous avez demandé le silence et l'obscurité?
— Oui, ma reine adorée. Je ne me suis engagé qu'à te faire voir toute nue sans chemise, comme en jouant avec toi, nu aussi, dans la chambre. Au reste, le silence et l'obscurité sont essentiels, puisqu'ils eussent passé pour moi. Les six bougres, placés chacun dans une chambre séparée, devaient repaître leurs regards de tes charmes, et t'espérer chacun comme possesseur unique, à un signal donné.
— Tout cela se fera. Je serai remplacée par 3 personnes. Nous donnerons le plus délicat et le plus petit vit à ma soeur. Le plus vigoureux et le plus brutal à la carmélite: Je vais vous avoir ma marchande, qui ne demandera pas mieux que d'être foutue, sans être compromise. Vous arrangerez tout pour qu'elles reçoivent chacune deux hommes; ce qui sera d'autant plus facile que vous n'aurez que les hommes à tromper; ce qui sera facile.
Guae admira mon entente et mon économie! Il me promit une soumission entière à mes ordres, et me demanda la permission d'appeler ma soeur, ou la religieuse, pour le branler. Je les appelai toutes deux. Je dis à la carmélite, en lui découvrant les tétons, de prendre le vit et les couilles de mon mari. Je mis ensuite ma soeur en position, troussée jusqu'au-dessus des reins, et, comme elle avait le plus joli cul du monde, elle montra le derrière. Je me mis à côté d'elle, troussée de même, je montrai le devant. Guae, chatouillé par une main douce, et jouissant d'une triple perspective aussi belle, en y comprenant la superbe gorge de la religieuse, ne tarda pas à hennir de plaisir. Bientôt il entra en fureur, et il allait enconner la religieuse si je ne lui avais sauté sur le vit, que j'embouchai. Il me déchargea dans le gosier, en rugissant. Nous sortîmes tous quatre, pour aller danser, et ma soeur, ma cousine et moi nous fumes reçues avec transport.
Mes 6 fouteurs pour la nuit suivante étaient de la noce. Guae, qui se fût bien gardé de me les montrer, si j'avais dû les avoir, s'en fit une fête quand ce furent d'autres qu'on leur allait livrer. Il me les désigna. C'étaient 6 monstres de laideur. Guae trouva le moyen de les faire mettre nus successivement dans une pièce isolée, sous le prétexte de les frotter d'un baume fortifiant. Le premier était un squelette décharné, ayant le vit comme mon père. Il avait un long nez qui touchait à son menton, les joues creuses, l'oeil vif, des verrues noires sur le corps. Je le réservai pour ma soeur, à cause de son vit, n'espérant pas mieux. Il se nommait Widevit.
Le second était un gros petit homme, très ventru, ayant le vit de mon oncle, la peau comme une écrevisse cuite, pour nez une grosse betterave, de gros sourcils gris, une bouche évasée, et les lèvres hâlées, gercées des gros mangeurs. Ce fut le second de Doucète, si je ne trouvais pas mieux. On l'appelait en russe Wivitencoff de la Cowilardière.
Le troisième était fait comme un héron et un dromadaire: Il était juché sur de longues jambes sans mollets; il portait sur ses épaules une colline en cône aigu; son visage était noir et sec; ses cuisses grêles n'étaient distinguées de ses jambes que par d'énormes genoux. Tout ce qui manquait à ces parties se retrouvait dans son vit, plus gros que celui de notre homme-à-queue, et moins que le double vit de Guae. Je destinai Towtenvit à ma marchande, qui était chaude, large et stérile.
Le quatrième était un gros marchand de blé, aussi large que haut, tout noir, tout bourgeonné, ayant quelques livres de couilles, et un vit très long, gros comme celui de mon oncle. Je destinai Vitplongeardow à ma cousine, à cause de ses couilles.
Le cinquième avait le visage de la teinte d'un ventre de crapaud, la tête monstrueuse, le ventre de Desessarts, le vit comme Guae (il devait m'enculer, de convention faite). Son regard était affreux, sa bouche dégoûtante, et son nez encore plus. Vitcrwel fut voué au large con de ma marchande.