— Mon cher vit-papa! permets que je foute en con à l'intention de Timori, le vit de mon cul! Tu m'as convertie; il m'enconnera, mais en ta présence.

— Oui. oui…

Je la saccadai. Elle s'écria:

— Fourgonne.. vit de mon cher Timori! fourgonne mon con!
Fais-moi pâmer! bougre.. foutre.. Ramone.. ramone!… ze déçarze!

Et elle déchargeait, en se roidissant:

— Ahahah, mon papa! Ahahah! Ahahahh! (avec un long soupir)…

Je n'ai jamais eu tant de plaisir qu'à cette décharge… Nous avions de la lumière; ma fille se mit sur le bidet pour se rafraîchir le bijou, tandis que je me mettais le vit et les couilles dans l'eau froide, pour me faire débander. Je demandai à ma fille, Qui lui avait appris les expressions dont elle s'était servie, en déchargeant? "Dès la troisième semaine de notre mariage (me répondit-elle), Vitnègre fit coucher avec lui sa filleule, femme d'un espion de police; cette femme, par les ordres de son parrain, feignait de délirer, quand il l'enfilait; et voilà quels étaient ses propos, avec beaucoup d'autres, qui n'auraient pas été placés pour nous, comme gros-bondon, chien de vit de mulet, Foutamort le cadet! etc. Nous nous remîmes au lit, et nous nous endormîmes enlacés.

Le matin, je renouvelai mes instructions à ma fille. On frappa. C'était Mme Brideconnin, qui parla. Je me cachai dans le foutoir. Elle apportait le déjeuner de Mme Poilsoyeux.

— On cherche une fille du Port-au-Blé (dit-elle), disparue depuis avant-hier soir. Une de ses pareilles a dit, qu'elle devait aller coucher avec un homme de 40 ans, qu'elle avait dit avocat, mais qui est chirurgien; qu'ils l'ont tuée à deux pendant la nuit, et disséquée. C'est peut-être votre histoire, qu'on dénature comme ça? Mon mari doit aller s'informer.

Elle sortit; et je vins déjeuner avec Conquette. Je la laissai, en promettant de la voir à dîner.