[10-5] Lettre sur la Musique, nouv. éd., p. LV.
[11-1] Gesammelte Schriften und Dichtungen, tome VI, p. 371.—Cf. ci-dessous, p. 76, note (6).
[11-2] On trouvera plus loin, pp. 67-77, tous les détails chronographiques supplémentaires désirables.
[12-1] Il est, bien entendu, des pages exclusivement instrumentales, comme Siegfried-Idyll (et les Marches), dont la seule place est au concert. Pour le reste, Wagner estimait que les concerts, qu'il nommait des orgies de musique, sont des «travestissements» de ses Drames. A ceux qui répliquent: «Mais, lui-même, Wagner a donné des concerts, composés de fragments de ses œuvres dramatiques», il serait trop facile de démontrer que Wagner ne demanda jamais, aux concerts, que les moyens matériels de n'en plus donner du tout!—Cf., dans L'Œuvre et la Mission de ma Vie, p. 80: «J'avais personnellement à parfaire le déficit considérable qui était resté après la représentation de la trilogie» (Tétralogie) «terminée avec de telles difficultés. Encore une fois, il fallut, dans ce dessein, donner des concerts, faire des concessions et des complaisances qui me gâtèrent le plaisir intellectuel que j'avais eu à propos de mon œuvre...» etc.—On verra ci-après, pp. 30, 36, 115-116, 131, dans quelle mesure je crois que les concerts rendent service à la cause de l'Art de Wagner, et comment ceux qui, par devoir envers sa mémoire, les maudissent, y peuvent eux-mêmes trouver profit, puisqu'eux savent ce qu'il en faut prendre.
[13-1] C'est-à-dire: autre chose que «musicien», tout court: cet Avant-Propos me fera comprendre!—Il peut être amusant de rappeler, tout en ayant de si bonnes raisons d'être d'un avis différent, que dans une de ses lettres à Liszt (Briefwechsel zwischen Wagner und Liszt, 1er janvier 1858) Richard Wagner, au moment même où il composait Tristan und Isolde, cette surhumaine page musicale, parlait, avec tranquillité, de sa personnelle inaptitude aux langues étrangères, comme—«à la musique...»
[15-1] Ce point de vue, le seul logique, a été développé, au t. III de la Revue Wagnérienne, par M. Houston-Stewart-Chamberlain. Déjà M. Catulle Mendes avait pertinemment écrit, dans son beau volume sur Richard Wagner: «Ainsi, il s'agit d'un Art nouveau.» Et enfin M. Alfred Ernst a donné à son dernier livre (dont je reparlerai bientôt) ce titre d'une justesse parfaite: «L'Art de Richard Wagner» (Paris, Plon, Nourrit et Cie, 1893).
[15-2] Cf. Richard Wagner (Entwürfe, Gedanken, Fragmente [posthumes]: Leipzig; Breitkopf und Härtel, 1883).
[16-1] Cf. Charles Morice, La Littérature de tout à l'heure (Perrin et Cie, 1889), passim.—Quelque intelligemment admiratives, du reste, que soient les pages consacrées dans ce livre à Richard Wagner, elles contiennent, à mon humble avis, des erreurs d'appréciation qui me défendent de les recommander à des lecteurs mal préparés.—N'importe! Ce que notre génération doit à M. Charles Morice, nous ne pourrons l'oublier jamais. Cet aîné,—un aîné bien jeune!—fut l'un de ses initiateurs. Et si je ne saurais m'associer à certains jugements que j'estime inexacts, je nous dois à tous deux de déclarer que, dans le développement qui motive cette note, je me suis parfois souvenu de l'accent de ce noble Verbe.
[17-1] Cf. Richard Wagner, Entwürfe, Gedanken, Fragmente, p. 23; Leipzig, Breitkopf und Härtel, 1885.
[17-2] Cf. Richard Wagner, Gesammelte Schriften und Dichtungen, éd. citée, t. VIII, p. 37.