»Tout cela me paraissait incompréhensible. Il fallut, pour m'ouvrir les yeux, que la mère se mît à parler de l'honneur de la famille, de réparation, de la bénédiction du prêtre qui pouvait tout purifier. Je m'élançai hors de la chambre, sautai en selle et partis au galop.
»Le lendemain, Solfki, solennellement vêtu de noir, le sabre au flanc, le sourcil froncé, parut chez moi.
»—Voici, commença-t-il, une belle conduite! Perdre une femme estimable et de noble origine, la déshonorer!... fi! Je viens de la part des deux dames de Klodno. Tu n'as qu'une chose à faire, épouser Eudoxie.
»—L'épouser? Et pourquoi? demandai-je tout confus.
»—Parce qu'en ne l'épousant pas tu ferais quelque chose de pis que de délaisser une femme au désespoir: tu abandonnerais ton enfant!...
»Tant d'impudence fit bouillir tout mon sang dans mes veines.
»—Tu espères me faire accroire cela, balbutiai-je, quand c'est toi...
»—La prends-tu? interrompit Solfki.
»—Garde-la! répondis-je.
»—Alors, s'écria-t-il avec une feinte indignation, alors tu es un drôle!