—Je me nomme Paschal, répondit l'héritier des Mirolawski.

C'était le premier mensonge de sa vie.

—Cherchez-vous donc du travail?

—En effet, bonne mère.

—Grand'mère, devez-vous dire. Voici ma petite fille Azaria; moi, on m'appelle Patrowna, et je passe pour être une widma (une sorcière). Venez avec nous. Vous ne manquerez pas de travail.

—Chez vous? dit Zénon en regardant d'un air de doute cette vieille femme, qui parlait comme une propriétaire et dont l'accoutrement était d'une mendiante.

—Non, mon enfant, répondit-elle avec un sourire, mais chez mon fils, qui vous recevra dans sa maison, et chez le maître de mon fils, qui payera vos journées assez cher pour que vous puissiez conduire Azaria à la danse et lui acheter un collier de corail.

La vieille Patrowna passa la main sur les tresses de sa petite-fille, tandis que celle-ci décochait à Zénon un regard furtif et langoureux.

—Je vous accompagnerai volontiers, dit le jeune homme.

Et il prit avec les deux femmes le chemin qui conduit à Tcheremchow.