Au cours de nos reconnaissances à la recherche d’un terrain de départ nous nous sommes avancés dans le nord, mais sans faire d’observation.
A notre retour, un spécialiste norvégien, M. Wesö, a calculé les positions de nos différents points d’observation. Ses opérations ont eu les résultats suivants :
- 22 mai. — 87° 43′ latitude nord, 10° 37′ longitude ouest.
- 28 mai. — 87° 32′ latitude nord, 10° 54,6′ longitude ouest.
- 29 mai. — 87° 31,8′ latitude nord, 8° 3,9′ longitude ouest.
- 12 juin. — 87° 33,3′ latitude nord, 8° 32,6′ longitude ouest.
Ces positions mettent en évidence la dérive de la banquise. En direction générale, elle portait un peu dans le sud-est.
Nous emportâmes un matériel de sondages par le son qui avait le grand avantage de ne peser que quelques kilos. C’est avec ces instruments que nous avons opéré sur la banquise.
Pour obtenir une visée précise du soleil, le compas de relèvement était muni d’un viseur particulier et d’un niveau. Pendant les observations le compas fut tenu à une bonne distance de tous les objets susceptibles de déterminer une perturbation.
Des observations furent exécutées le 23 et le 29 mai. Leurs résultats sont :
Déclinaison W. = 39° 5 et 30°, soit environ 5° de plus que les cartes ne l’indiquent.
Ces observations nous furent d’une grande utilité pour le voyage de retour en ce qu’elles nous servirent à calculer notre route au compas vers le Spitzberg. Toutefois nous fîmes usage d’une valeur moindre de la déclinaison ; l’expérience justifia cette correction.