(Chanson.)
Tendre printemps, viens rendre à la nature
Et ses trésors et ses puissants attraits.
Pour le fêter, assis sur la verdure,
Les troubadours chanteront tes bienfaits.
Sous des berceaux de myrtes et de roses
Tu m'entendras, charmé de ton retour,
À ma Cloé dire de douces choses;
Tu me verras tout rayonnant d'amour.
Tous les amants, dans leurs chansons nouvelles,
Te salueront sous des toits frais et verts;
Sur les bosquets, tous les oiseaux fidèles
S'assembleront pour former leurs concerts.
Viens donc, accours, la Nature en souffrance
Du sombre Hiver subit les dures lois!
Elle soupire, implore ta présence;
Elle gémit... n'entends-tu pas sa voix?
Louis Boise était le frère de Jean Boise.
Nous avons entendu les anciens dire que Louis Boise ne savait pas lire jusqu'à l'âge de vingt ans. Si cela est vrai, il est digne d'être compté au nombre de nos prodiges, car un homme d'une intelligence ordinaire ne pourrait commencer si tard à apprendre les lettres et réussir à composer des vers comme ceux que nous venons de citer. La tâche était énorme, mais la réussite fut merveilleuse.
[Illustration: DR. L. ROUDANEZ, Patriote créole, fondateur et propriétaire de la Tribune de la Nouvelle-Orléans.]