Il acquiesce des yeux.
La chambre de Woldsmuth est agrandie par un avant-corps vitré, ancien atelier de photographie transformé en laboratoire.
Barois s'avance vers le fond de la chambre, qui forme alcôve.
Un corps d'enfant soulève à peine les draps; si menu que la grosse tête en linge, posée sur l'oreiller, ne semble pas lui appartenir.
BAROIS.—Mon pauvre ami... Vous souffrez?
WOLDSMUTH.—Non. (Gardant sa main.) Julia va vous donner un siège...
Barois la devance et tire une chaise près du lit.
Julia sort.
WOLDSMUTH (fierté tendre, qui s'efforce de paraître paternelle).—Ma nièce.
C'est bien son timbre; mais, lui, il est méconnaissable. Un pansement d'ouate recouvre les cheveux, le nez, la barbe, ne laissant vivre qu'un sourire à demi-couvert, et les yeux marrons, sous les sourcils en broussaille.