SCHERTZ (se levant promptement).—Ach! une bonne visite!...

JEAN.—Je viens bavarder avec vous jusqu'à l'heure du cours.

L'abbé débarrasse le fauteuil.
Jean fait en souriant le tour de la chambre:

Un petit bureau: une grande table à expériences; un arsenal de flacons, de porcelaines; un microscope. Sur les murs, un christ, une vue panoramique de Berne, un portrait de Pasteur, des planches anatomiques.

JEAN (riant).—Je me demande comment vous pouvez vivre dans cette atmosphère!

SCHERTZ.—C'est mon acide sulfurique...

JEAN.—Non, je parle au figuré. Je me demande souvent comment un prêtre peut vivre dans cette atmosphère scientifique.

SCHERTZ (s'approchant de lui).—Mais pourquoi donc?

JEAN.—Parce que moi,—qui ne suis pas prêtre, pourtant,—j'y respire difficilement ... et mal.

Sous le sourire, une souffrance contenue.