Barois ébauche un mouvement vers Marie, qui se tient droite, le visage empourpré. Elle est petite, brune, fraîche de teint.. Une image s'impose à lui, aigüe: Cécile à vingt ans!
Elle avance une main qu'il serre.
Puis, un court silence.
La porte s'ouvre. Pascal paraît, un bouquet à la main. Il s'arrête, et, tranquillement, sourit.
BAROIS.—Je l'avais envoyé chercher quelques fleurs... (Vers Marie.) C'est si sévère, un appartement d'homme...
Ils sont debout, les uns devant les autres, inertes. Marie baisse à demi les paupières. Julie ne quitte pas Barois des yeux. L'abbé promène un regard désapprobateur.
Barois sent qu'il faut à tout prix rompre ce mutisme.
BAROIS (à Marie).—Voulez-vous ... que je vous montre votre chambre? (Il fait un pas vers la porte, et se retourne vers l'abbé.) Venez-vous avec nous?
Son coup d'œil signifie: «Venez voir où elle habitera, pour pouvoir en parler là-bas...»
L'abbé les suit.
Dans cette chambre pleine de jour, ils sont encore plus mal à l'aise que dans le cabinet aux teintes neutres; et ils restent pareillement plantés au milieu de la pièce.
Barois prodigue des renseignements.