BAROIS.—Ici, votre cabinet de toilette. Et ici, la chambre de ... Julie. Vous voyez, vous ne serez pas trop isolée... (A Pascal qui apporte les bagages.) Devant la fenêtre...
Sa joie est tombée, il n'en peut plus: une amertume envahissante... Il faut en finir.
BAROIS (à Marie, dont le regard fuit).—Eh bien, nous allons vous laisser ... n'est-ce pas?... Vous devez avoir envie de déballer vos affaires...
L'ABBÉ.—D'ailleurs, il va falloir que je reprenne mon train. Ma chère petite, je vais vous dire au revoir.
Marie le regarde, et ses yeux grands ouverts se mouillent lentement. Immobile, elle paraît prête à s'élancer dans les bras du vieil abbé, qui s'approche, et, paternellement, l'embrasse au front.
L'ABBÉ.—Au revoir, Marie.
Le ton est affectueux et ferme. On y sent cette indifférence pour la vie quotidienne de ceux qui ont toujours vécu pour l'autre. Il semble dire: «Je vous plains, mais vous avez appelé cette épreuve; et Dieu n'est-il pas avec vous?»
Barois conduit l'abbé dans son cabinet.
Ses lèvres tremblent, sa volonté est tendue, à se briser. Il sourit péniblement.
BAROIS.—A quelle heure est votre.....