BAROIS (souriant de plaisir).—Comme vous rentrez tard aujourd'hui...

Il regrette déjà sa phrase: il vient d'apercevoir la tranche dorée du paroissien qu'elle dépose sur la cheminée, pour enlever son chapeau.

MARIE (simplement).—C'est le premier jour de la retraite...

Quelques minutes plus tard, elle revient portant deux années reliées du Semeur. Elle fait glisser sa charge sur le bureau.

MARIE.—Voilà: j'ai fini. Qu'est-ce que vous me donnerez, maintenant, père?

BAROIS.—Je ne sais pas. Qu'est-ce que vous désirez?

Le ton signifie: «Vous savez bien que je ne comprends rien à vos lectures.»

MARIE (gaiement).—La suite.

BAROIS.—Ce volume-là va jusqu'en décembre dernier. Il n'y a eu que huit numéros depuis. (Se tournant vers un casier.) Ils sont là. Mais si vous ne voulez lire que mes articles, ce n'est pas le peine, je n'ai rien publié depuis janvier. (Il rit.) Vous devinez pourquoi?

MARIE.—Est-ce que vraiment je vous empêche de travailler?