«Je vous embrasse tristement.

Marie.»


La nuit tombée, Barois n'y tient plus, et se glisse dehors.

D'abord la ville basse, comme s'il fuyait le coin qui l'attire. La vie paisible des rues, le soir; les étalages qu'on rentre, automatiquement, depuis un demi-siècle; le même vacarme sur le passage de l'omnibus branlant; les mêmes enseignes, grinçant aux mêmes angles... Tant de fixité!...

Il remonte maintenant vers l'église. Il ne se souvenait pas que la pente fût si raide. Essoufflé, le cœur battant, il passe devant le presbytère, il arrive à sa rue...

Elle est déserte. Un courant d'air glacé la balaye toujours. La maison de la grand'mère Barois... Une à une, les fenêtres des chambres, celle où il couchait, celle où son père est mort... Le grand portail: A LOUER. Et, debout, le beffroi noir.

Puis, quelques pas: la maison des Pasquelin.

Cécile est là, avec Marie... Marie, qui va demeurer ici maintenant!

Cette lueur derrière les volets, le corps sans doute...