La porte s'ouvre.
La tourière fait entendre sa claquette.
Barois soutenant Cécile, l'entraîne vers la sortie.
Une heure plus tard.
Dans une arrière-salle de l'auberge. On a traîné deux fauteuils devant le poêle. Une lampe suspendue éclaire un souper auquel ils n'ont pas touché.
Barois, assis en retrait, aperçoit Cécile de dos, courbée, le chapeau cabossé glissant sur les bandeaux défaits; par instants elle tourne la tête, et, pour étouffer une reprise de sanglots, presse son mouchoir sur ses lèvres enflées.
Il est abattu par la fièvre; chaque pulsation du cœur lui fait mal; sa sensibilité est à nu. Le bruit de ces larmes ressuscite des émotions lointaines.
Il songe au passé, sans amertume: la solitude d'hier, celle qui l'attend demain, sont pires que la mésentente de jadis.
—«Elle a dit: Ne me quittez pas... Un cri de désespoir peut-être?
«Ah, si elle veut...
«Mais pratiquement, c'est bien difficile...