MARIE (bas).—Ah, j'ai tant prié... (A peine perceptible:) Ne vous séparez plus, maintenant...
Les religieuses, au fond de la pièce, se sont relevées.
Elles approchent.
Marie les entend venir derrière elle; son corps frémit; son masque s'épouvante. Elle s'arrache des bras de Cécile, et glisse dans ceux de son père: à peine a-t-il le temps de sentir sous ses lèvres la soie du petit front bombé... Elle se détache: d'un geste éperdu, elle étreint encore une fois sa mère, qui la regarde avec des yeux fous...
Puis elle se recule vivement.
Le voile retombe.
Une religieuse referme soigneusement le grillage.
Personne ne verra plus ce visage vivant.
Cécile reste foudroyée, les mains tendues, les lèvres ouvertes. Tout à coup elle chancelle, et se serait abattue si Barois ne l'avait saisie.
Elle s'accroche à lui.
CÉCILE (dans un souffle).—Ne me quittez pas, Jean... ne me quittez pas...